@Salim Hanzaz/Getty images
Pourquoi avons-nous tant de mal à nous affirmer, à nous exprimer librement et avec confiance ? Souvent, la réponse réside dans deux éléments profondément ancrés en nous : la peur du regard des autres et notre propre monologue intérieur.
Le poids du regard des autres
Dès notre plus jeune âge, nous sommes conditionnés à chercher l’approbation des autres. Ce besoin d’acceptation sociale, bien que naturel, peut vite devenir un obstacle à notre épanouissement. La crainte d’être jugé, de ne pas être à la hauteur ou de dire quelque chose de « mal » paralyse souvent nos prises de parole et nos actions.
Le regard des autres peut nous amener à l’autocensure. Pourtant, il est important de noter que le public est généralement bienveillant. La majorité des gens ne sont pas là pour juger, mais pour écouter et comprendre. On évite de parler, de proposer des idées ou même d’exister pleinement par peur d’être critiqué. Pourtant, il est essentiel de se rappeler que les autres sont souvent bien moins attentifs à nos erreurs que nous le pensons. Chacun est généralement préoccupé par ses propres pensées et préoccupations.
Le monologue intérieur : cet ennemi invisible
Si le regard des autres est une pression externe, le monologue intérieur est un frein interne encore plus puissant. Cette petite voix dans notre tête qui analyse, critique, compare et anticipe les jugements peut nous enfermer dans un cercle vicieux d’auto-sabotage.
Combien de fois vous êtes-vous surpris à vous dire : « Je vais me ridiculiser. », « Je ne suis pas assez intéressant(e). », « Ils vont me juger. » ? Ce dialogue interne négatif limite notre potentiel et nous empêche de nous exprimer pleinement.
Mais bonne nouvelle : ce monologue peut être reprogrammé. En apprenant à identifier ces pensées limitantes et à les remplacer par des affirmations plus positives et réalistes, nous pouvons progressivement reprendre le contrôle.
Comment s’affranchir de ces freins ?
🌟 Prendre conscience du regard des autres sans s’y soumettre : Se rappeler que personne ne nous analyse autant que nous l’imaginons et que l’opinion des autres ne définit pas notre valeur.
🌟 Apprivoiser son monologue intérieur : Noter les pensées négatives récurrentes et les reformuler positivement. Par exemple, remplacer « Je vais échouer » par « Je vais donner le meilleur de moi-même ».
🌟 S’exposer progressivement : Plus on ose, plus on gagne en confiance. Se donner des petits défis (poser une question en réunion, exprimer une idée en public) permet de repousser progressivement ses limites.
🌟 Pratiquer des exercices de respiration et de pleine conscience : Une respiration maîtrisée aide à apaiser l’anxiété et à reprendre le contrôle face aux situations stressantes.
Conclusion
Le regard des autres et le monologue intérieur sont des freins puissants, mais ils ne sont pas une fatalité. En travaillant sur ces aspects, nous pouvons progressivement nous libérer et prendre la parole avec plus d’assurance et d’authenticité. Oser s’exprimer, c’est s’accorder le droit d’exister pleinement. Et si le premier pas était simplement d’essayer ?
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